Rester là, même les jours où vous ne pouvez pas.
Vous l'appelez vite, en sortant du bureau, pour vérifier que ça va. Et quand il dit « ça va », vous n'êtes pas toujours sûr. Aidée tient le fil entre vos appels.
On ne s'appelle jamais assez. Et on le sait.
Ce n'est ni un manque d'amour, ni un manque de temps. C'est le réflexe quotidien qui n'y est pas. Le travail, les enfants, les kilomètres — la semaine file, et le coup de fil qu'on s'était promis attend le dimanche.
Vous n'êtes pas seul·e : la France compte 3,9 millions de proches aidants de personnes âgées, et la moitié sont leurs enfants (DREES, 2023).
Un mot après l'appel. Pas une charge de plus.
Juste après chaque appel, Aidée vous envoie un message court. Quelques mots qui rassurent — parfois une phrase qui vous met en alerte. Le reste est à un clic, si vous voulez le lire. Jamais imposé.
Vous restez l'enfant, pas le surveillant. Et vos coups de fil à vous redeviennent ce qu'ils devraient être : « raconte-moi ta journée », plus « tu as pris tes médicaments ? ».
- Ses mots, rangés par thème
- Sommeil, douleur, suivi médical, moral, sorties : ses propres mots, pas un résumé qui déforme ni une note qui le réduit à un chiffre.
- C'est vous qui gardez la mémoire
- Vous dites à Aidée ce qui compte pour lui, ce qu'il faut éviter. Votre proche est au courant, et reste libre de corriger ou de refuser, quand il veut.
- Frères et sœurs inclus
- Chacun peut recevoir le même mot. Aucune décision familiale prise dans le dos des autres.
Votre parent n'est jamais surveillé. Il est accompagné.
Pas de caméra, pas de capteur, pas de bracelet. Une voix qui appelle quelques minutes par jour, voilà tout.
Il décide de ce qu'il partage. Il peut savoir, à tout moment, ce qu'Aidée retient de lui. Et il peut tout arrêter d'un mot : « Stop Aidée ».
Demain matin, quelqu'un prendra de ses nouvelles.
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